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Démarches administratives

Suspension du permis de conduire : vos droits et recours en 2026

Une suspension administrative décidée par le préfet dure 6 mois au plus, 1 an en cas d'accident corporel, d'alcool ou de stupéfiants, et se conteste devant le tribunal administratif dans les 2 mois suivant la notification. Une suspension judiciaire peut atteindre 3 ans, davantage pour les infractions les plus graves, et se conteste par un appel dans les 10 jours suivant le jugement.

Votre permis a été suspendu ? Découvrez vos droits, les recours possibles, la durée des suspensions et comment récupérer votre permis rapidement.

Par La rédaction DevisPermisContenus rédigés et relus en interne à partir des textes et des statistiques publiés par l'administration, avec la date de publication et de mise à jour affichée sur chaque article.Publié le - mis à jour le
Suspension permis de conduire recours droits

Les différents types de suspension de permis

Il existe deux types de suspension du permis de conduire en France. La suspension administrative est décidée par le préfet, généralement après un contrôle positif à l'alcool ou aux stupéfiants, avant même un jugement. La suspension judiciaire est prononcée par un tribunal à la suite d'une infraction grave. Les durées et les recours diffèrent selon le type.

Quelles infractions peuvent entraîner une suspension ?

Les principales infractions pouvant entraîner une suspension de permis sont : la conduite sous l'emprise de l'alcool (taux égal ou supérieur à 0,5 g/L de sang, 0,2 g/L en permis probatoire), la conduite sous l'emprise de stupéfiants, les grands excès de vitesse (le préfet peut suspendre le permis dès 40 km/h au-dessus de la limite), le refus d'obtempérer, le délit de fuite et la mise en danger de la vie d'autrui. Un solde de points nul n'entraîne pas une suspension mais une invalidation du permis.

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Durée de la suspension

La durée de suspension varie selon la gravité des faits. La suspension administrative prononcée par le préfet est plafonnée à 6 mois, portée à 1 an en cas d'accident ayant causé des blessures ou la mort, d'alcool, de stupéfiants, de refus de vérification ou de refus d'obtempérer aggravé. La suspension judiciaire, prononcée par le tribunal, peut atteindre 3 ans, et 5 ans pour un homicide ou des blessures involontaires, l'alcool à 0,8 g/l ou plus et les stupéfiants.

Vos recours possibles

Le recours administratif

Pour une suspension administrative, vous pouvez contester la décision devant le tribunal administratif dans les 2 mois suivant la notification. Un avocat spécialisé peut vous aider à construire un dossier et, dans certains cas, obtenir une réduction ou annulation de la suspension.

La suspension aménagée

Le permis blanc n'existe plus. Seul le juge qui a prononcé une suspension judiciaire peut l'aménager, par exemple en la limitant à la conduite en dehors de l'activité professionnelle, pour un motif grave d'ordre professionnel, médical, familial ou social, appuyé de justificatifs. L'aménagement est exclu pour les infractions graves, notamment l'alcool au volant, les stupéfiants et le délit de fuite. La suspension décidée par le préfet, elle, ne peut pas être aménagée ; en matière d'alcool, le préfet peut toutefois restreindre le droit de conduire aux véhicules équipés d'un éthylotest anti-démarrage.

Contester une suspension : les délais à ne pas laisser passer

Le bon recours dépend de l'auteur de la décision, et les délais sont courts. Une suspension administrative dure en principe 6 mois au plus, et jusqu'à 1 an en cas d'alcool, de stupéfiants ou d'accident ayant causé des blessures : elle peut donc être terminée avant qu'un juge ait statué sur le fond, ce qui rend la question de l'urgence centrale.

Si la suspension vient du préfet, le recours se porte devant le tribunal administratif dans les 2 mois suivant la notification. Le référé permet de demander au juge de suspendre la mesure en attendant le jugement. Conservez la notification de la décision et la date à laquelle vous l'avez reçue ou remise : cette suspension ne peut pas être aménagée, seul le recours permet de la contester.

Si la suspension a été prononcée par un tribunal, la voie est différente : il s'agit d'un appel, à former dans les 10 jours suivant le jugement. Ce délai est bien plus court que celui du recours administratif et se manque facilement. C'est aussi à ce juge que se demande un éventuel aménagement, avec les justificatifs de votre situation (contrat de travail, attestation de l'employeur, horaires). Un avocat spécialisé peut vous aider à choisir la bonne voie. Conduire malgré la suspension expose à de nouvelles sanctions, quelle que soit la procédure en cours.

Attention à ne pas confondre avec une invalidation pour solde de points nul, qui n'est pas une suspension et ne se conteste pas de la même façon : voir permis annulé ou invalidé : comment le récupérer. Pour la différence entre suspension, annulation et invalidation, lisez suspension ou annulation du permis : les différences.

Comment récupérer son permis après une suspension ?

Si la suspension dépasse un mois, ou si elle sanctionne l'alcool ou les stupéfiants, un contrôle médical est obligatoire avant de récupérer le permis (36 € chez un médecin agréé, 50 € en commission médicale) ; à partir de 6 mois de suspension, il est précédé d'un examen psychotechnique, de l'ordre de 100 €. Prenez rendez-vous environ un mois avant la fin de la suspension. Une perte totale des points n'est pas une suspension mais une invalidation : il faut alors repasser le code, et aussi la conduite si le permis avait moins de 3 ans ou si l'inscription à l'examen n'a pas lieu dans les 9 mois.

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Questions fréquentes

Vos questions sur ce sujet

Quelles sont les causes de suspension du permis en 2026 ?

5 motifs principaux : excès de vitesse de 40 km/h ou plus (suspension jusqu'à 3 ans), alcool entre 0,5 et 0,8 g/l de sang (jusqu'à 3 ans), stupéfiants (jusqu'à 5 ans), refus de priorité ou dépassement dangereux (jusqu'à 3 ans), téléphone tenu en main avec autre infraction (jusqu'à 6 mois). La suspension administrative préfectorale précède souvent la suspension judiciaire prononcée par le tribunal.

Quelle est la durée d'une suspension de permis ?

La durée dépend de l'infraction et de l'autorité qui la prononce. La suspension administrative préfectorale dure 6 mois au plus, et jusqu'à 1 an en cas d'accident mortel ou corporel, d'alcool, de stupéfiants, de refus de vérification ou de refus d'obtempérer aggravé. La suspension judiciaire peut atteindre 3 ans, et 5 ans pour un homicide ou des blessures involontaires, l'alcool à 0,8 g/l ou plus et les stupéfiants ; ces durées peuvent être doublées, notamment en cas de délit de fuite ou de récidive. Une suspension limitée à la conduite hors activité professionnelle peut être demandée au juge, sauf lorsque la loi l'interdit, notamment pour l'alcool et les stupéfiants.

Comment contester une suspension de permis ?

Tout dépend de l'auteur de la décision. Contre une suspension du préfet, un recours gracieux auprès du préfet et un recours devant le tribunal administratif sont possibles dans les 2 mois suivant la notification, et le référé permet de demander au juge de suspendre la mesure en urgence ; cette suspension ne peut pas être aménagée. Contre une suspension prononcée par un tribunal, la voie est l'appel, dans les 10 jours suivant le jugement. Un avocat spécialisé en droit routier peut aider à repérer une erreur de procédure.

Que faire pendant la suspension de son permis ?

S'il n'a pas été retenu lors du contrôle, remettez votre permis au service indiqué dans la notification : refuser de le remettre, comme conduire pendant la suspension, est un délit puni de 2 ans de prison et 4 500 euros d'amende. Avant la restitution, une visite médicale est obligatoire si la suspension dépasse un mois, et un examen psychotechnique s'y ajoute à partir de 6 mois de suspension. Prenez rendez-vous environ un mois avant la fin de la suspension.

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