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Réglementation & Sécurité

Bilan sécurité routière France 2026 : morts, blessés et causes principales

Bilan ONISR 2025 : 3 263 personnes tuées, 247 000 blessées, vitesse 29 %, alcool 21 %. Les causes, les usagers les plus exposés et les chantiers de 2026.

Par La rédaction DevisPermisContenus rédigés et relus en interne à partir des textes et des statistiques publiés par l'administration, avec la date de publication et de mise à jour affichée sur chaque article.Publié le - mis à jour le
Mains tenant une tablette qui affiche un graphique à barres de statistiques

L'Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière (ONISR) publie chaque année les chiffres officiels de la sécurité routière. Son bilan définitif 2025 fait état de 3 263 personnes tuées sur les routes de France métropolitaine et d'environ 247 000 blessées, dont quelque 16 800 blessées graves. Derrière ces totaux, la répartition par cause et par catégorie d'usagers dit l'essentiel des points de vigilance pour 2026.

Les chiffres clés 2025

Avec 3 263 personnes tuées, la France reste loin de la trajectoire européenne, qui vise une réduction de moitié de la mortalité routière entre 2019 et 2030. Un blessé est dit grave lorsqu'il est hospitalisé plus de 24 heures : ils sont environ 16 800 en 2025. L'ONISR publie le détail par région et par département dans son bilan annuel, seule source à jour sur ces ventilations.

La trajectoire européenne

L'Union européenne s'est fixé deux jalons : diviser par deux le nombre de tués et de blessés graves entre 2019 et 2030, puis tendre vers zéro décès en 2050, l'approche dite Vision Zéro. La France se situe dans la moyenne européenne rapportée à la population, loin derrière les pays nordiques et devant plusieurs pays d'Europe de l'Est. Les comparaisons chiffrées entre pays sont publiées chaque année par la Commission européenne et par l'ONISR.

Les causes principales

D'après l'ONISR, une vitesse excessive ou inadaptée est relevée dans 29 % des accidents mortels, l'alcool dans 21 %, l'inattention dans 13 % et les stupéfiants dans 11 %. Ces facteurs sont recensés chez les conducteurs présumés responsables : ils décrivent ce qui a rendu l'accident possible, pas une cause unique.

Multifactoriel

Beaucoup d'accidents mortels combinent plusieurs facteurs. Un conducteur alcoolisé qui roule trop vite et sans ceinture en cumule trois à lui seul. C'est pour cette raison que la somme des pourcentages publiés par l'ONISR dépasse 100 % : un même accident est compté dans plusieurs colonnes.

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Vitesse : analyse détaillée

L'abaissement à 80 km/h sur les routes secondaires, entré en vigueur en juillet 2018, a fait l'objet d'une évaluation du Cerema qui a conclu à plusieurs centaines de vies épargnées sur les vingt premiers mois de la mesure. Depuis la loi de 2019, chaque département peut relever la limite à 90 km/h sur les axes qu'il gère : une quarantaine l'ont fait, les autres sont restés à 80. Sur le terrain, seul le panneau fait foi. Pour vérifier les limitations en vigueur, consulter le site officiel de la Sécurité routière.

Alcool et stupéfiants

L'alcool figure dans 21 % des accidents mortels, les stupéfiants dans 11 %. Les conducteurs contrôlés positifs le sont très majoritairement bien au-delà du seuil délictuel de 0,8 g/L, et non de quelques centièmes. Le cumul alcool et stupéfiants existe et constitue une circonstance aggravante : les peines encourues passent alors à 3 ans de prison et 9 000 euros d'amende.

Quand et chez qui

Les accidents mortels avec alcool ne se répartissent pas uniformément dans la semaine : ils se concentrent sur les nuits de fin de semaine, alors même que le trafic nocturne est faible. Les conducteurs impliqués sont en grande majorité des hommes. C'est la raison pour laquelle les contrôles préventifs sont massivement programmés le vendredi et le samedi en soirée.

Classes d'âge à risque

Deux classes d'âge ressortent chaque année du bilan de l'ONISR. Les 18-24 ans pèsent beaucoup plus lourd dans la mortalité routière que dans la population, combinaison d'une expérience courte, d'une exposition nocturne et de la prise de risque. À l'autre bout, les 65 ans et plus sont surreprésentés surtout à cause de la fragilité physique en cas de choc : à accident égal, les lésions sont plus graves. Les enfants sont, eux, touchés principalement comme piétons et comme passagers.

Motos : surreprésentation

Les deux-roues motorisés pèsent une part de la mortalité sans commune mesure avec leur part du trafic : c'est, année après année, l'écart le plus marqué de tout le bilan de l'ONISR. La moto cumule vulnérabilité corporelle et exposition. Le passage obligatoire par le permis A2 avant l'accès au permis A, les équipements de protection dont le gilet airbag, recommandé sans être obligatoire, et la formation continue sont les axes de progrès identifiés.

Tendances 2026

La Sécurité routière met l'accent en 2026 sur la lutte contre la distraction, téléphone et écrans embarqués en tête, sur la sensibilisation des conducteurs âgés, alors que l'instauration d'un contrôle médical périodique reste en débat en France, et sur la modernisation du parc de radars, les tourelles remplaçant progressivement les cabines fixes. Aucun de ces chantiers n'a modifié à ce jour les seuils d'alcoolémie ni le barème de points.

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Questions fréquentes

Vos questions sur ce sujet

Combien de blessés graves sur les routes en France en 2025 ?

Le bilan définitif 2025 de l'ONISR recense environ 247 000 personnes blessées sur les routes de France métropolitaine, dont de l'ordre de 16 800 blessées graves, c'est-à-dire hospitalisées plus de 24 heures, en plus des 3 263 personnes tuées. L'ONISR publie également chaque année une estimation du coût de l'insécurité routière pour la collectivité, qui se chiffre en dizaines de milliards d'euros.

Quels sont les profils les plus à risque sur les routes françaises en 2025 ?

Quatre profils ressortent chaque année du bilan de l'ONISR. Les 18-24 ans, dont la part parmi les personnes tuées dépasse largement leur part dans la population. Les usagers de deux-roues motorisés, dont la part de la mortalité est sans commune mesure avec leur part du trafic. Les 65 ans et plus, surreprésentés du fait de la fragilité physique en cas de choc. Et les hommes, qui représentent la grande majorité des personnes tuées au volant.

Combien d'accidents mortels liés à la vitesse en France en 2025 ?

D'après le bilan définitif 2025 de l'ONISR, une vitesse excessive ou inadaptée est relevée chez 29 pour cent des conducteurs présumés responsables d'un accident mortel, devant l'alcool (21 pour cent), l'inattention (13 pour cent) et les stupéfiants (11 pour cent). Un même accident peut être compté dans plusieurs colonnes, la somme dépasse donc 100 pour cent. L'abaissement à 80 km/h en 2018 a fait l'objet d'une évaluation du Cerema concluant à plusieurs centaines de vies épargnées, avant que la loi de 2019 ne permette aux départements de revenir à 90 km/h.

Quel est le coût d'un mort sur la route pour la société française en 2025 ?

L'ONISR publie chaque année une évaluation du coût de l'insécurité routière pour la collectivité, qui agrège coût économique, médical et humain. L'ordre de grandeur se compte en dizaines de milliards d'euros par an, soit environ deux points de PIB. Les montants unitaires par victime sont des valeurs tutélaires révisées périodiquement : consultez le bilan annuel de l'ONISR plutôt qu'un chiffre recopié.

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