Aller au contenu principal

Réglementation & Sécurité

Stupéfiants au volant : test salivaire, procédure et sanctions en 2026

Conduire après usage de stupéfiants est interdit quelle que soit la quantité : un test salivaire positif est vérifié en laboratoire, et l'infraction coûte 6 points, jusqu'à 3 ans de prison et 9 000 € d'amende. Il n'existe aucune marge de tolérance comparable à celle de l'alcool, et le conducteur dispose de 5 jours après notification du résultat pour demander une contre-expertise.

Test salivaire stupéfiants 2026 : déroulé, prise de sang, seuils légaux de l'arrêté de 2016, sanctions, contre-expertise et droits du conducteur.

Par La rédaction DevisPermisContenus rédigés et relus en interne à partir des textes et des statistiques publiés par l'administration, avec la date de publication et de mise à jour affichée sur chaque article.Publié le - mis à jour le - 7 min de lecture
Voiture de police lors d'un contrôle routier, test stupéfiants au volant

Le test salivaire est le mode de dépistage privilégié des stupéfiants au volant. Encadré par les articles L235-2 à L235-5 du Code de la route et par l'arrêté du 13 décembre 2016, il enchaîne dépistage, vérification et analyse en laboratoire. Les règles générales sont réunies dans notre guide des stupéfiants au volant, et les suites d'un refus ou d'une récidive dans l'article sur le refus de dépistage et la récidive ; voici le déroulé du test et les droits du conducteur.

Quand un dépistage est-il réalisé

Les cas de dépistage sont résumés en tête d'article. Hors accident mortel ou corporel, il relève de l'appréciation des officiers et agents de police judiciaire, et il peut viser aussi la personne qui accompagne un élève conducteur, par exemple un accompagnateur en conduite accompagnée (article L235-2 du Code de la route).

Cadre des contrôles aléatoires

Les contrôles sans infraction préalable sont possibles sur réquisition du procureur de la République, qui en fixe le cadre (lieux et plage horaire). Les forces de l'ordre peuvent aussi organiser des opérations de dépistage de leur propre initiative.

Le déroulé du test salivaire

Le test salivaire repose sur un kit de dépistage homologué. L'agent introduit un écouvillon dans la bouche du conducteur pour collecter de la salive, puis la cassette de lecture révèle le résultat en quelques minutes. Les kits utilisés détectent simultanément les principales familles visées par le Code de la route : cannabis (THC), cocaïne, opiacés, amphétamines et MDMA.

Sensibilité du test salivaire

Le test salivaire détecte la présence de stupéfiants mais ne quantifie pas. Il s'agit d'un dépistage, pas d'une preuve : c'est l'analyse en laboratoire qui établit l'infraction. Un résultat de dépistage peut être erroné (faux positif ou faux négatif), ce qui explique la vérification en laboratoire et le droit à la contre-expertise.

Votre permis au meilleur prix

Recevez les devis des auto-écoles partenaires : gratuit, sans engagement, réponse sous 48h*.

Obtenir mon devis gratuit

*Hors dimanche et jours fériés

La prise de sang confirmatoire

Si le test salivaire est positif, des vérifications complémentaires sont effectuées : prélèvement salivaire de vérification ou, notamment en cas de refus ou d'impossibilité du test, prise de sang par un médecin, un interne, un étudiant autorisé ou un infirmier requis. L'arrêté du 13 décembre 2016 prévoit deux prélèvements pour permettre une contre-expertise. Le résultat de laboratoire confirme ou infirme le dépistage et fait foi devant le tribunal.

Les seuils de l'article 10 de l'arrêté du 13 décembre 2016, rappelés en tête d'article, s'appliquent aussi à la MDMA et, pour les opiacés, à la morphine et au 6-MAM. Ce sont des seuils de détection analytique, pas une marge de tolérance comparable aux seuils d'alcoolémie au volant : selon la Cour de cassation, l'infraction est constituée dès lors que l'analyse atteste l'usage, sans référence à un taux caractérisant l'influence.

Combien de temps une consommation reste-t-elle détectable ?

Aucun texte officiel ne fixe de délai à partir duquel un test serait négatif. La Sécurité routière rappelle qu'un contrôle peut être positif plusieurs heures, voire plusieurs jours après la prise, selon la substance et le mode d'usage. Pour le cannabis, l'INSERM (expertise collective de 2001) situe la présence du métabolite dans les urines de 2 à 7 jours après un usage occasionnel et de 7 à 21 jours après un usage régulier. La seule règle sûre est de ne pas conduire après usage.

Contestation et contre-expertise

La contre-expertise se demande dans le délai rappelé en tête d'article, à compter de la notification du résultat : le second prélèvement est alors analysé séparément. Les irrégularités de procédure (conditions de prélèvement, conservation, agrément du laboratoire) se discutent devant le tribunal. L'accès au dossier se demande auprès du service verbalisateur ou, une fois la procédure engagée, par l'intermédiaire d'un avocat.

Droits du conducteur

Le conducteur a le droit de connaître les résultats détaillés, de demander la contre-expertise, d'être assisté d'un avocat s'il est placé en garde à vue et de faire valoir une cause médicale : l'ordonnance évoquée en tête de page sera prise en compte par le tribunal (voir aussi la question sur la codéine). Les médicaments qui altèrent la conduite se reconnaissent à leur pictogramme sur la boîte.

Conséquences immédiates

Après un test salivaire positif, l'agent procède à la rétention du permis de conduire, puis le préfet doit engager une suspension administrative du permis si l'analyse confirme l'usage de stupéfiants, pour les durées rappelées en tête d'article, en attendant le jugement ; la suspension et ses recours sont détaillés à part. Le véhicule peut être immobilisé, et le conducteur est convoqué devant le tribunal correctionnel, dans un délai qui varie selon la juridiction. Une garde à vue est possible mais non obligatoire (article L235-5). En cas d'annulation prononcée par le juge, récupérer un permis annulé suppose un avis médical et, le plus souvent, un nouvel examen.

Prochaine étape

Comment obtenir un accompagnement adapté ?

DevisPermis.fr vous met en relation gratuitement avec une auto-école partenaire agréée de votre ville ou de votre département. Répondez à 5 questions en 2 minutes : une auto-école partenaire vous rappelle sous 48h* pour vous proposer une formule sur mesure.

Obtenir mon devis gratuit

*Hors dimanche et jours fériés

Questions fréquentes

Vos questions sur ce sujet

Peut-on refuser un test salivaire au volant ?

Non sans conséquence : refuser les vérifications est un délit autonome (article L235-3 du Code de la route), puni comme la conduite après usage de stupéfiants, avec 6 points retirés.

Combien coûte une condamnation pour conduite après usage de stupéfiants ?

Au-delà de la prison, de l'amende et des points rappelés en tête d'article, le juge peut suspendre le permis jusqu'à 5 ans ou l'annuler avec interdiction de le repasser jusqu'à 5 ans (service-public.gouv.fr, fiche F2886). Il peut aussi imposer des stages de sensibilisation, à la charge du condamné.

Un médicament à la codéine peut-il rendre le test positif ?

Oui, au test des opiacés, comme le rappelle l'en-tête. Signalez votre traitement dès le contrôle et demandez le prélèvement sanguin : c'est lui qui permettra de rechercher le médicament en laboratoire.

Trouvez votre auto-école

Continuez votre recherche avec nos pages dédiées.

stupéfiantsconduitevolanttest salivairesanctionsprocédure2026