La France enregistre environ 3 100 morts sur les routes par an depuis 2022, après le record bas de 2 780 morts lié aux confinements de 2020. L'Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière (ONISR) publie chaque mois un baromètre précis par type d'usager et par département. Ce guide 2026 synthétise les chiffres officiels, identifie les principales causes de mortalité et présente l'évolution du parc radars en France.
Le bilan 2025 en chiffres officiels
Selon les données publiées par la Sécurité routière (DSR) pour l'année 2025 : 3 192 personnes tuées sur les routes françaises (- 3 % par rapport à 2024), 16 400 blessés graves (hospitalisation > 24 h), 238 000 blessés légers, 54 400 accidents corporels. 72 % des tués sont des hommes, 28 % des femmes. L'âge moyen d'une victime est de 43 ans. Les 18-24 ans restent la tranche la plus touchée proportionnellement à leur part dans la population (12 % des tués pour 8 % de la population).
La tendance longue : - 80 % en 50 ans
En 1972, la France déplorait 18 034 morts sur les routes. Le port de la ceinture obligatoire en 1973, la limitation à 90 et 130 km/h en 1973, l'alcoolémie 0,8 g/L en 1978 puis 0,5 g/L en 1995, les radars automatiques en 2003 et le permis à points en 1992 ont fait reculer la mortalité de 82 %. L'objectif européen Vision Zéro 2050 vise une division supplémentaire par deux, soit environ 1 500 morts/an en 2030.
Les principales causes de mortalité
Quatre causes dominent l'insécurité routière française selon l'ONISR : la vitesse excessive ou inadaptée (31 % des accidents mortels), l'alcool (23 %), les stupéfiants (13 %, en hausse), l'inattention dont téléphone (15 %). Ces causes se cumulent fréquemment : un conducteur alcoolisé est plus souvent en excès de vitesse, un conducteur en défaut d'attention ralentit moins efficacement. Les infractions sont concentrées le week-end (60 % des morts surviennent du vendredi soir au dimanche soir) et la nuit (45 % des morts pour 10 % du trafic).
La mortalité par type d'usager
Automobilistes : 1 620 morts en 2025 (51 %). Motards et scootéristes : 730 morts (23 %), la tranche la plus accidentogène rapportée au km parcouru (× 20 vs voiture). Piétons : 420 morts (13 %), dont 60 % de plus de 65 ans. Cyclistes : 240 morts (7,5 %), en augmentation avec l'essor du vélo. Utilisateurs d'engins de déplacement personnel motorisés (trottinettes, gyroroues) : 40 morts (1,3 %), le double d'il y a 3 ans.
Les départements les plus accidentogènes
L'ONISR publie le classement par taux de mortalité pour 100 000 habitants. Les Alpes de Haute-Provence (14,1), le Lot (13,4), la Lozère (13,1), le Gers (12,7), la Creuse (12,5) sont en tête - départements ruraux à forte proportion de routes secondaires. Paris (1,5), la Seine-Saint-Denis (1,9) et les Hauts-de-Seine (2,2) sont en queue grâce aux vitesses plus basses en zone dense. La Guyane (26) et Mayotte (23) ont les plus forts taux des outre-mers.
Le parc des radars en 2026
La France compte environ 4 580 radars en fonctionnement en avril 2026, répartis en plusieurs types. Radars fixes vitesse classiques : 1 900 environ. Radars discriminants (différencient PL et VL) : 410. Radars feux rouges : 860. Radars tronçon (distance moyenne) : 120. Radars chantier mobiles : 300. Radars autonomes déplaçables : 500. Voitures-radars banalisées (conduites par prestataires privés) : 450. Radars urbains de nouvelle génération (détection multi-infractions, distance sécurité, téléphone au volant) : en déploiement progressif, 30 installés en 2025, 200 attendus fin 2026.
Les recettes des radars
Les radars ont généré environ 650 M€ de recettes en 2025. 45 % sont reversés au désendettement de l'État, 30 % à la sécurité routière (signalisation, éducation), 15 % aux collectivités pour l'entretien des routes, et 10 % à des actions de prévention. Le PV moyen est de 68 € pour un excès < 20 km/h (135 € à 1 500 € selon gravité).
Les priorités de la Sécurité routière 2026
Le Comité Interministériel de la Sécurité Routière (CISR) a fixé 4 priorités pour 2026-2028. Lutte contre les stupéfiants : extension des tests salivaires et nouveaux dispositifs de dépistage (spectrométrie). Téléphone au volant : durcissement des sanctions (retrait permis possible dès la 2e infraction). Jeunes conducteurs : formation post-permis renforcée. Mobilités douces : campagnes et aménagements pour cyclistes et trottinettes.
Comment contribuer à la sécurité routière
Chaque conducteur peut contribuer au recul de la mortalité. Respecter les vitesses (un 10 km/h en moins divise le risque d'accident mortel par 2). Ne pas consommer avant de conduire (l'application Heetch Sam ou des navettes nocturnes existent dans la plupart des agglomérations). Utiliser un support smartphone, ne jamais répondre en roulant. Maintenir la distance de sécurité (2 secondes minimum). Adapter sa conduite aux conditions (pluie, neige, brouillard, fatigue).
Sources officielles et outils
L'ONISR publie un baromètre mensuel sur securite-routiere.gouv.fr. La base BAAC (Bulletin d'Analyse des Accidents Corporels) est consultable en open data sur data.gouv.fr. L'application Radars pour mobile du gouvernement signale les zones dangereuses. Le site ANTS permet de suivre son permis à points et les infractions enregistrées.
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