Les conditions pour être accompagnateur
Permis B depuis au moins 5 ans sans interruption
L'accompagnateur doit être titulaire du permis B de manière ininterrompue depuis au moins 5 ans au moment de la signature du contrat AAC. Une suspension ou annulation récente (même courte) remet les 5 ans à zéro.
Aucun retrait de permis pour infraction grave dans les 5 ans
Pas d'annulation judiciaire, pas de retrait de 6 points en une seule infraction (alcool, stupéfiants, grand excès de vitesse). Une simple suspension administrative de moins de 3 mois est en général tolérée.
Accord de l'assureur
L'accompagnateur doit être déclaré auprès de l'assurance auto du véhicule. Certaines compagnies facturent un supplément (20-50 €/an), d'autres l'incluent gratuitement. Vérifiez bien avant de signer le contrat AAC.
Qui peut être accompagnateur ?
Les parents ou beaux-parents
Cas le plus fréquent (85 % des AAC en 2026). Aucune formalité particulière, simple accord parental et signature du dossier avec l'auto-école.
Un frère, une sœur, un oncle, une tante
Autorisé si les conditions ci-dessus sont remplies. Prévenez-les qu'il faudra être disponible pour des trajets fréquents (objectif 3 000 km minimum sur 1-3 ans).
Un ami proche de la famille
Autorisé. Rédiger un accord écrit (pas obligatoire, mais utile en cas de litige sur l'assurance) précisant le rôle et les contacts de tous les accompagnateurs.
Plusieurs accompagnateurs simultanés
Autorisé jusqu'à 3 accompagnateurs. Très utile si les parents travaillent beaucoup : un parent + un oncle + un ami peuvent se relayer.
Les obligations de l'accompagnateur
Suivre un rendez-vous initial de 2h
Avec l'auto-école, avant le début de la conduite accompagnée. Objectif : comprendre son rôle pédagogique, apprendre à corriger sans dévaloriser, connaître les étapes d'apprentissage.
Respecter les 3 rendez-vous pédagogiques
Après 1 000 km, 2 000 km et 3 000 km, l'élève doit revenir en auto-école pour un bilan de 2h en présence de l'accompagnateur. Coût total inclus dans le forfait AAC (500-900 €).
Ne pas consommer d'alcool ou stupéfiants
L'accompagnateur doit être en capacité de prendre le volant à tout moment. Il est soumis aux mêmes règles qu'un conducteur effectif : taux 0,5 g/L, stupéfiants interdits.
Porter le disque « A » obligatoire
L'autocollant « A » (apprenti) doit être apposé à l'arrière du véhicule pendant toute la période AAC. Les autres conducteurs doivent lever leurs limites (pas +20 km/h en zone AAC).
Les droits et limites de l'accompagnateur
L'accompagnateur peut conduire lui-même à n'importe quel moment (c'est lui qui détient le permis). Mais il ne peut pas évaluer officiellement l'élève : seule l'auto-école rend l'avis favorable à l'examen.
Le rôle pédagogique : clés pour réussir
Attitude positive, patience
Éviter de crier ou rabaisser à la moindre erreur. La conduite accompagnée sert à créer de la confiance. Les meilleurs résultats à l'examen (80 % de réussite vs 55 % en formation classique) sont obtenus par les AAC aux accompagnateurs bienveillants.
Savoir corriger sans paraître critique
Plutôt que « tu freines trop tard », dire « essaie de commencer à freiner 2 secondes plus tôt la prochaine fois ». La reformulation positive fonctionne bien mieux.
Varier les situations
Pendant les 3 000 km : centre-ville, rocade, route de campagne, autoroute, nuit, pluie, intempéries, aires de péage, rond-point complexe. Les examinateurs remarquent immédiatement si un candidat n'a jamais vu certaines situations.
Prochaine étape
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